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Poésie libre / The three
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The three
par Walkyrie


par Heydengary


The three In the thick mist That the morning dew kissed, One Lady asked the way; Trembling and stray At the edge of a bridge To three sisters on a pilgrimage “Sisters, tell me, tell me!” — Cried the Lost Lady— Among the rocks and rushy fen. My people have deserted the Land of Men. O, where can I find the Sidh? My Sire waits for me on high, On the back of the giant so shabby, Whose size shades Kylemore Abbey — Answered the First Sister — There is a waterfall Flowing with a soft whisper Where rainbows, only, answer the call Here you will find the Sidh Dreaming of his lover's sigh The lost lady gave thanks and went away, But, was back again the next day. “Sisters, tell me, tell me!” — Cried the Lost Lady— Among the rocks and rushy fen. My people have deserted the Land of Men. O, where can I find the Sidh? My Sire waits for me on high, On the skull of the giant so shabby, Whose whiteness embraces Kylemore Abbey — Answered the Second Sister — There lies a sleeping lake A thousand mirrors of frozen water Which only in spring, break. Here you will find the Sidh Dreaming of his lover's sigh The lost lady gave thanks and went away, But, was back again the next day. “Sisters, tell me, tell me!” — Cried the Lost Lady— Among the rocks and rushy fen. My people have deserted the Land of Men. O, where can I find the Sidh? My Sire waits for me on high, On the belly of the giant so shabby Whose flowers colour Kylemore Abbey — Answered the Third Sister — There is a stream On which all the tears slither, The scum of the past times gleam. Here you will find the Sidh Dreaming of his lover's sigh The lost lady gave thanks and went away, And never returned again to that hallowed pathway. Síocháin ort, sióg brónach Síocháin ort, sióg brónach Síocháin ort, sióg brónach Sung the sisters until the end of the day.

Après avoir travaillée pour les nonnes de l'Abbaye de Kylemore dans le Connemara, j'ai voulu rendre hommage au folklore local à travers un poème.

Le concept de péché était inconnu des Celtes. Les notions de « paradis » et d’« enfer » étaient également inexistantes dans leur religion ; on ne trouve pas chez eux d'équivalent des Enfers ou des champs Élysées comme pour les Romains, et pas davantage à la « résurrection de la chair » du monde chrétien. Nombre de textes irlandais utilisent pour l'état qui suit la mort ce mot : "Sidh" dont le sens est « paix ».

La littérature médiévale et pré-médiévale mentionne trois localisations distinctes associées au royaume des fées : à l'ouest, au-delà de l'horizon de la mer, dans des îles magnifiques ; sous la mer, dans les lacs et les rivières où se situent de somptueux palais de cristal aux entrées mystérieuses ;
sous les collines et les tertres qui sont devenus les résidences des Tuatha Dé Danann (Dieux de la mythologie Irlandaise). L’eau est le moyen d’accès privilégié à ce monde oublié.

traduction :

Au petit matin
Loin de la route et du bruit
Sous une épaisse brume
Qui embrassait la rosée
Une fille perdue demanda son chemin
A trois sœurs de bel âge
Parties en pèlerinage

Mes Soeurs dites-moi, dites-moi !
Pleura la fille en émoi
Dans les palais de cristal et d’or
Mon peuple a déserté la terre des hommes
Ou puis-je trouver le Sidh ?
Mon bien aimé et seigneur m'y attend.
Dites-moi, où puis-je le trouver ?

“Sur la montagne
Qui ombrage Kylemore Abbey”
Répondit la Première Sœur
Coule une cascade
Abris des lutins
Où s'abreuve un arc en ciel
Là tu y trouveras le Sidh
Et celui qui rêve de t'enlacer

La fille perdue les remercia et s’en fut,
mais revint au matin suivant

Mes Sœurs dites-moi, dites-moi !
Pleura la fille en émoi
Sous les racines et dans les roches
Mon peuple a déserté la terre des hommes
Ou puis-je trouver le Sidh ?
Mon bien aimé et seigneur m'y attend.
Dites-moi, où puis-je le trouver ?

Au sommet de la montagne
Qui domine Kylemore Abbey
Répondit la Deuxième Sœur
Sommeille un lac
Gorgé de saumons
Ou les épées légendaires
Attendent le retour des héros
Là tu y trouveras le Sidh
Et celui qui rêve de t'enlacer

La fille perdue les remercia et s’en fut,
mais revint au matin suivant

Mes Sœurs dites-moi, dites-moi !
Pleura la fille en émoi
Sous les algues et les galets
Mon peuple a déserté la terre des hommes
Ou puis-je trouver le Sidh ?
Mon bien aimé et seigneur m'y attend.
Dites-moi, où puis-je le trouver ?

Au delà de la montagne
Qui surplombe Kylemore abbey
Répondit la troisième Sœur
Suis la route de l'eau
Là où glisse toutes les larmes
Pour rejoindre les eaux salées
Dans l’écume des chagrins
Là tu y trouveras le Sidh
Et celui qui rêve de t'enlacer

La fille perdue les remercia et s’en fut,
Mais jamais ne revint

Ainsi les sœurs de Kylemore
Récitaient en cœur sur le chemin
“Reposes en paix bonne fée”
“Reposes en paix bonne fée”
“Reposes en paix bonne fée”


Poème posté le 05/04/21 par Walkyrie


Informations mp3 : Valkyrie :)


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