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Poésie libre / La cité de l’or
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La cité de l’or
par Anacreodes


Le temps s’est arrêté dans les rues engourdies Plus une âme qui vive au cœur de la cité Le soleil vient encor et pourtant il s’ennuie Le vent devenu fou souffle de tous côtés En ruine les maisons couvertes de poussière La forge et les saloons sont toujours indiqués Derrière la chapelle un petit cimetière Où reposent en paix les shérifs du comté C’était dans le passé une ville en mouvance Avec ses chercheurs d’or et ses aventuriers Ses banques, ses marchands, sa prison, sa potence Ses femmes délurées, ses fringants cavaliers Dans cet eldorado, espérant la fortune Affluaient des colons venus du monde entier Le soir c’était la fête sous les yeux de la lune Surtout pour oublier les rigueurs du chantier Le filon épuisé, ce fut la débandade Les maisons se vidaient de tous leurs habitants Les derniers occupants étaient dans la panade Tenanciers, artisans et petits commerçants Le temps s’est arrêté, la ville est un mirage Le sable du désert commence à l’envahir Elle va s’estomper et dans ce paysage Il ne restera plus le moindre souvenir



Poème posté le 14/11/09


 Poète
Anacreodes



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