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Poésie libre / Africaine exclusive
              
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Poésie libre / Africaine exclusive

Africaine exclusive
par Salus


Je l’avais oint d’huile d’amande Et caressé jusqu’à plus soif, En l’aimant ! Puis mes lèvres l’ont becqueté Au point qu’il en oublie, aux livres, Leur braiment ! N’étais-je pas plus son amante, Et son amour, sous mon tcharchaf ! Que ces lettres ? Tant d’écrit m’avait débecté ! - Comment fait-on, que tu te livres A mes aîtres ? Chez moi, c’est la douceur humide ; Ta littérature, c’est sec ! Vois-moi mieux ! Je vaux plus qu’une Muse, enfin ! Je suis en chair ! - pas éthérée ! Par les cieux ! Vois ! je suis ta noire numide, Souple, espiègle, un plus ultra nec, Ta naïade ! La plus belle - et d’un esprit fin - Des jeunes filles d’Érythrée - Danaïde ! Je n’aime ta bibliothèque Que pour quelques Kamasutras ! - Ni tes vers, Dont l’or furieux me rend jalouse ! Ni tant d’ouvrages trop sérieux ; L’univers De tes romans – du russe au tchèque- Ne me sont de très sains substrats, Pour moi, plante, Qui ne croît que, comme la mousse, A l’ombre, au frais de ces rios, Où je chante..



Poème posté le 25/05/21 par Salus


 Poète
Salus



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