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À la poste
par Verbo


Avant de l'envoyer, je dois timbrer ma lettre Comme on le fait souvent aux guichets des bureaux Remplis de préposés derrière leurs barreaux, Ombrageux, sourcilleux l’œil, autant qu’on peut l’être. Sur son doux rond douillet, n’allons pas réveiller Tout ce qui sur sa chaise attend de guerre lasse, Ici, qu’avec la mouche, on voit l’ange qui passe. C’est pour quoi ? - Pour un timbre, et j’ai de quoi payer. Hein ? Quoi ? C’est à côté ? Pas grave, je m’en fiche : Enfin, j’ai ce qu’il faut pour poster l'acrostiche.

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Je vous parle d’un temps où vivait Courteline ; on s’en souvient, pourtant, à la poste voisine.


Poème posté le 11/02/18


 Poète
Verbo



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