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Poésie libre / Vive les fous
              
Poésie libre / Vive les fous
         
Poésie libre / Vive les fous

Vive les fous
par Tomdubor


Pendant l'évolution, un jour des plus funestes L'homo sapiens comprit que la mort s'en venait Pour tout être vivant, quel que soit son trajet Qu'il soit bon ou blessant, prétentieux ou modeste Seul animal conscient de ce destin terrible On l'a vu inventer, aux quatre coins du monde Des dieux et des royaumes prenant le sort pour cible Disant tous, plus ou moins, que l'âme vagabonde ! Après quelques massacres, pour l'art et la manière De confier sa vie aux divins règlements On a vu disserter certains grands renonçant A l'éternel espoir et aux nobles prières  Depuis, tous les matins, devant le temps vorace Chacun croit ce qu'il veut, ou plutôt ce qu'il peut Qu'il soit en dépression, dans le doute ou en grâce Mais on sent bien au fond que des pieds aux cheveux : « Nous sommes fous, fous, fous ! Complètement fous, fous ! Qu'on soit brebis ou loup Sur le trône ou à genoux ! » Que l'on soit président, recteur ou gigolo Qu'on soit dans la survie, qu'on ait les poches pleines Que l'on soit philosophe ou parfaitement sot L'inconnu nous écrase de toute sa bedaine ! Des idées solitaires tournent dans nos cortex Des créations abstraites, des logiques de fer Ce que l'on sait façonne nos choix et nos réflexes Résultat le bordel se porte bien sur terre ! Car l'ignorance armée par l'individualisme Conduit les fils d'Adam du berceau au cercueil La loi du plus salaud semble être un juste prisme Pour comprendre le jeu d'ici-bas sans écueil L'amour assujetti par la valeur marchande Se traîne à quatre pattes et lui lèche les pompes Alors que l'éléphant, faisant sonner sa trompe Interpelle nos cœurs et sans cesse nous scande : « Vous êtes fous, fous, fous ! Complètement fous, fous ! Vous creusez votre trou Votre empathie bande mou ! » Et moi même impuissant, prenant part aux ébats De l'humaine comptine avec la vésanie Je tiens, sans rouspéter, la queue de pôle emploi Plus fauché que les blés, la guitare en appui ! Dans le joyeux marasme qui ne fait que grossir Je caresse les mots en observant le foutre Du règne de l'utile et à mon bon plaisir Cherche sur le rivage de quoi remplir mon outre ! Sous la voûte du ciel où voguent les nuages Qui ne sait point aimer vit dans un vrai désert ! Il n'est guère étonnant qu'on y voit que mirages Le problème est navrant quand un peuple s'y perd ! Les armes sont vendues avec bonne conscience Par nos chères nations à l’orgueil imbécile ! N'est-il pas évident, devant tant de démence Que l'on veuille chanter d'un refrain infantile : « Vive les fous, fous, fous Qui croient encore en nous Et qui trouvent le goût De nous ôter les poux ! Vive les fous, fous, fous Qui font tourner la roue D'un espoir des plus doux Qui peut sauver les fous ! »



Poème posté le 12/10/21 par Tomdubor


 Poète
Tomdubor



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