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Ton nid
par Louis Vibauver


Ton nid tiède et douillet que j'aime visiter Est pour mon oiselet un lieu plus qu'adoré: C'est la piste d'envol pour des lieux de délices Où mon âme se pâme et râle approbatrice; C'est le hâvre bien quiet où je croîs sans effort, Où le rêve est si vrai que la vie se vêt d'or; C'est un tremplin sur le plaisir qui te domine Et que je grimpe, alerte, à en fouler la cime. Je voudrais être grand plus qu'éternellement Pour être en ce giron jusqu'à la nuit des temps: C'est la récréation où ma bouche s'amuse A dire son amour sans chercher une muse; C'est la cour préférée aux élans de mon coeur Qui saute comme un fou à bloquer ses compteurs. Nous jouons tous les deux comme avec une bande Pour, bienheureux, flipper sans tilt à notre offrande. Ton nid tiède et douillet est un temple tabou Que j'adore à genoux et honore debout: Dans tes fonts baptismaux, j'aime tremper mon corps Et dans ton bénitier, je signe, heureux, mon sort Je t'apporte ce cierge dont la mèche s'allume Et recueilli, je prie. Ton bonheur me consume Quand mon être lié au tien pour mieux s'ébattre Se chauffe à tes doux feux comme tout près de l'âtre. En ton nid si douillet que j'aime consacré, Je renais chaque fois que je l'ai visité: Le signe du beau temps est à mon baromètre Dès lors qu'il se mesure au bord de ta fenêtre ; Mon heure aussi se règle aux batt'ments de ton coeur. Ce sont eux qui rythment mon souffle et mon ardeur; Mon thermomètre explose avec la canicule, Au feu, au feu. A vos lances, pompier, je brûle! Ton nid tiède et douillet est le home parfait A mes désirs les plus primitifs et secrets: Il a bien plus d'étoil's qu'une nuit de l'été En plein coeur du mois d'Août ne pourrait en compter; Comme un Bernard l'ermite, en ce gîte,j'habite Et ta coquille entre toute est ma favorite. C'est un palais royal où l'amour est à vivre Et ses oeuvres, mieux qu'aux musées, à nous se livrent. Cet home est pour l'homme le logis de ses rêves Un éden où la pomme est offerte à toute Eve, Un jardin dont les fruits stimulent l'appétit Et leur chair pulpeuse est une source d'envie; Un jardin dont la rose est l'emblème éternel Dans le buisson ardent où l'oiseau bat de l'aile: Un fleuve de baisers grossit l'eau céans Où, bienheureux, je baigne et coule tendrement.

Texte mis en musique par Jean-Pierre LOMBARD
On peut découvrir la version chantée avec ce lien:

http://salertchansons.centerblog.net/rub-chansons-d-amour-a-la-recherche-d-interprete-4.html


Poème posté le 01/09/18 par Louis Vibauver


 Poète
Louis Vibauver



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