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Quelqu'un derrière la porte?
par Banniange


Une histoire de fous. Qui frappe à la porte A cette heure morte? J'ouvre et n'y vois rien Qu'un masque incertain, Spectre furibond Aux lésions intenses, Ton langage abscons Sent la défiance. « Je suis ton passé Recouvert de brumes, Je suis ton portrait Au teint d'amertume, Tu volas mon nom Au long des années, Piètre usurpation, Vaine fatuité ». Tout ce que je sais se fâne comme les feuilles Déchirées par les griffes des grands vents austères, Tout ce que je veux a fondu dans le désert Où défilent les mirages de mon orgueil. Qui frappe aux fenêtres De ses doigts de lune? Sont-ils plusieurs êtres Aux frayeurs nocturnes? Des alter-ego Tombés du tarot, Arlequins idiots, Un lynx sur le dos. “Nous sommes les pions De ton échiquier, Pauvre cervelet En ébullition ! Tu nous enfermas Au fond d'un grand puits Croyant, scélérat Rester seul, uni”. “Nous sommes venus dans la nuit de la vengeance Ecarteler les rêves de ta suffisance, Avais-tu oublié drapé dans ton mépris Que le monde est né d'une curieuse folie ?”. Qui brisent les portes De mon âme torte? Tes amours d'antan, Banal Don Juan ! Contemple la ronde De ces vagabondes Que tu as soumises A ta convoitise, Qui étaient pourtant Filles des aurores, Parfaits diamants Nés des météores, C'étaient les symboles De l'amour divin Et puis tes idoles Sans un lendemain... “Maintenant sorcières, maudissant l'innocence, Cette flamme ardente qui nous a consumés, Nous revenons des marais de ta vanité Rappeler tes outrages et ton indécence”. Je frappe à la porte De ma maison morte, J'ai perdu la clef D'un précieux coffret, Siège des mémoires De toute l'histoire De l'humanité Qui s'est égarée, J'en avais la charge J'en étais la targe, Pauvre sentinelle Privée d'étincelles Car sans ce passé J'ai tout oublié Mon identité Et ma vérité. Je frappe à la porte, J'ouvre et n'y vois rien Qu'un reflet lointain Que le vent transporte Circulant en vain Du soir au matin, Cherchant son image Sur mon blanc visage. Et puis, d'autres viennent Réciter l'antienne, Ces gardiens sans âges Et leur vain ramage: “Tous nous attendons La révélation Derrière une porte Qui restera morte”.



Poème posté le 05/11/18 par Banniange


 Poète
Banniange



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