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Thème du mois / Tous les thèmes / LECTURE / Un destin de graine

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Un destin de graine
par Yann


Rien ne peut réjouir l’homme qui a perdu toute vitalité, dès lors, que son âme est un fardeau, une antiquité. Ne te réjouis pas trop de ces temps bienheureux ou tout va bien, il ne dure pas et le reste de la vie est une prison. Prisonnier de son enveloppe charnel, comme la graine, tout d’abord car de grands sentiments s’expriment à travers elle. L’amour, le dégoût, l’insupportable beauté, le délit de sale gueule, la tendresse, l’innocence. Le corps est le premier poids que nous devons porter, faire avancer un corps, dans l’effort ou la délivrance, le corps est notre pilier porteur. Mais que tu sois lourd ou frêle, rien ne change, il te faudra assumer ce corps qui t’a vu naître. Ensuite, il y a le visage. Cette forme étrange qui nous définit, que nous aimons ou haïssons devant la glace ou dans une colère. Il est difficile de s’adapter à cette forme qu’on nous a astreinte, avec plus ou moins de pénitence. Mais il faut bien s’y soustraire, abdiquer et se taire devant l’image qu’on donne, cela n’a pas de sens de vouloir toujours plaire. Regardez moi par exemple, graine, je fais 1m70, et j’ai atteins les 105kilos, poids honorable pour un Sumo de petite catégorie, et bien je ne me suis jamais trouvé aussi beau. Tout est question de ressenti par rapport à des non-attentes, j’entend par là le droit de dire, non, je ne veux pas être sculptural , tout cela pour défendre une idée simple et vulgaire: comment dois je faire pour vivre le plus longtemps possible, la quête du Graal, l’éternel jeunesse… plus les gens vivront longtemps, pire sera la planète. Il vaut mieux mourir jeune pour sauver la planète, disait la graine éparse dans son champ de mousson. Mais nous, êtres égoïstes n’êtes capable que de peurs. Pendant que la graine attend sa splendeur. Nous attendons notre heure.



Poème posté le 06/05/19 par Yann



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