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Insecticide
par Banniange


En silence incessant, la plaine se désole, Sous un ciel éploré git un affreux charnier D’oiseaux agonisant par les vents soulevés, Ils roulent mollement et leur rêve s’envole. Tels des spectres prostrés, les arbres recourbés Ont les entrailles nues, rongées par la vermine, Leurs doigts squelettiques, tordus et maculés Implorent la pitié de leur mère divine. Aucun fruit ne pousse dans les mornes vergers, Les plantes s’étouffent de croître avec excès, Des charognes jonchent les sols nauséabonds Tavelés de bouses où grognent des cochons. Les villages maudits sous la coupe du glas Ont du cimetière les lugubres lueurs, Les villes enfiévrées, abruties de fracas S’oublient dans la fête saturée de frayeur. La rivière gonflée de poissons moribonds Verse sur les berges ses bulles de poison, Sur un bidon cubique, un bourdon se débat, L’insecte succombe, soudain la nuit s’abat.

Les insectes sont nos amis...Pas tous, loin s'en faut! Pourtant leur disparition occasionnerait des dégâts irréversibles tant sur la plan de la flore que de la faune, c'est en tout cas l'avis de la très sérieuse Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES).

Poème posté le 02/08/19 par Banniange


 Poète
Banniange



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