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Légende de Léontine et Théophile
par Rimatouvent


Histoire de Léontine et Théophile Léontine en ce bourg était dite frivole Sa beauté conduisait les garçons au désir Changeant souvent d’amant elle aimait le plaisir Chaque lune venant l’amour la rendait folle. On disait au village  Que le diable brûlait Le garçon trop volage  Que sorcière voulait. Ceux qui avaient connu en ses bras une extase Ne pouvait l’oublier, mais immanquablement Elle n’accordait jamais un doux prolongement À une unique étreinte quelque soit son emphase. On disait au village  Que la belle épuisait Le garçon trop peu sage  Qui une nuit l’aimait. Théophile pourtant résistait à l’attrait Et les phases lunaires n’y pouvaient rien changer Léontine pour lui n’était pas un danger Mais un amour dément peu à peu le minait. On disait bien que sage  Théophile céderait L’envie est un orage  Ne se calmant jamais. Léontine insistant se fit si séduisante Que Théophile conclut un sensuel accord Si pendant un jour plein tu m’accordes ton corps Je serai asservi à ta chair fascinante. On disait au village  Que Léontine savait Rendre un amant sauvage Quand elle désirait. Théophile incité par l’amour attendu De baisers de caresses et de tendre lenteur Exaspéra son corps au point que le bonheur Provoqua de ses sens un éveil inconnu. On disait au village Ce garçon qui lui plaît Ne fera qu’un passage Puis n’aura plus d’attrait. La sorcière vaincue adorant son amant En deux jours s’adonna à ses tendres folies Le plaisir la rendant de plus en plus jolie Le feu de Théophile se faisait insistant. Plus de bruit au village Le monde s’étonnait Que dure trop l’hommage Que nul n’attendait. Hélas dans l’étreinte où le feu persévère Ils se dirent je t’aime une phrase interdite On ne saurait aimer une femme maudite Dont le diable n’admet que l’amour éphémère. Grand silence au village La belle disparaît Quel est donc ce mirage Le bourg est stupéfait. Je dois mon cher amour mourir d’avoir trahi Le diable qui par malheur m’a prise en son pouvoir ; Sauve-toi car Satan pourrait bien te vouloir L’amour d’une sorcière est un acte interdit. C’est la peur au village, Personne n’apparaît, Du diable on envisage  Le pire des méfaits. Vivre sans toi serait plus cruel que mort, Avec toi je veux bien que le diable m’emporte, Même si de l’enfer je dois franchir la porte Rien ne saurait éteindre un amour aussi fort. On dit dans le village Que le diable distrait Pour l’amour en partage Se fit un peu abstrait. La double appartenance émanant de l’amour Entraîna les amants hors du mal et du bien Ils partirent si loin vivre leur tendre lien Que perdus dans le temps ils s’adorent toujours. On vit dans ce village Du diable le retrait Il cessa ses ravages L’amour l’avait défait.



Poème posté le 09/02/20 par Rimatouvent


 Poète
Rimatouvent



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