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Poésie libre / Homo hodie
           
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Poésie libre / Homo hodie

Homo hodie
par Jim


par Jim


Vous savez, vos problèmes ne sont pas les miens Et, de vous acharner, vous n'y changerez rien ; Vous ne parviendrez pas à me fourguer ceux-ci. Alors, je prends le temps de vous dire ceci. Je ne suis ni bi, ni homo, pardonnez-moi, Car tout cela jamais ne releva d'un choix ! D'être un gus si commun, soucieux d'autres choses, Qui préfère, au forcing, lentes métamorphoses. Contraindre autrui à son phantasme n'est pas sain ; Et comme la victime ne fait pas le saint, Malgré bien des efforts vains pour la stimuler, Je ne me sens pas obligé de simuler L'amour de tout prochain, ni même détester Tout cet amas de chair dont la vie m'a lesté, Le corps duquel je suis. Aucun pays n'est saint. Ô combien d'étrangers Gaïa presse en son sein ! Le temps strie mon visage, envolé le minet ; Jeunesse pour briller n'a besoin de monnaie ! Nulle bourse des ans ne compense les maux. Je sais devenir vieux, et je n'ai peur des mots - Ce ne sont eux qui, vifs, notre superbe étrillent ! - Qui par leurs noms disent les choses ; lors les filles, Aussi belles qu'avant, sourient à mes fistons... - Qui donc consolera désormais mes roustons ? - Et c'est très bien ainsi, n'en déplaise aux vieux cons, Que par bête patience souvent écoutons... Et vous, mesdames, je vous en dis tout autant. Comme il fallut de temps, pour devenir galant... Le détail de surface ignore le profond, Et c'est ainsi que toutes choses l'on confond ; Nous sommes si soucieux de faire comme on dit... Nous perdons notre temps dans cette comédie Où nous faisons semblant, où nous donnons le change, D'être ce Minotaure enfin devenu l'ange, D'être préoccupés du devenir humain, Au point de chanter faux nos proches lendemains, Au point de ne pouvoir certain soir s'endormir A moins de laisser Lyre et rager et frémir, Et bien que protégée, libérer son humeur, Car un gus ignoré au lointain souffre et meurt ; Sur Sirius nul soupçon, le malheur règne autant. Un jour les numéros seront tous des votants ! Bien sûr que tout cela ne devrait exister ! Certainement Saint Pierre a les Justes listé... - Bien que certains, sans dire, pensent le contraire - Sans doute est-il un pis de sacrée vache à traire Pour savourer le lait d'un savoir indicible... Alors, ne tapons pas à côté de la cible ! Cessons la comédie du propret engagé Que seule cotation en bourse fit rager, Qui de sa coupe de cheveux prit plus grand soin, Qui soigne son image, en maintenant au loin Tous les petits bobos qui l’endommageraient. Ils ne sont que l'instant de l'image en arrêt. Bien que lisses et nets, ils s'affirment trop moches : Aucun commentateur ne se nomme Gavroche. Continuons de patauger dans même crème ! Nulle autorisation pour penser par soi-même ! Si nous nous exercions à cette gymnastique, Et non paraphraser le cathé médiatique, Tout autant pro qu'anti ! Si vous saviez combien Je me fous de savoir tout cela qu'il convient De dire pour sembler un clone positif ! Je suis cet électron, et libre et négatif ! Je n'appartiens à aucun camp, sinon celui Des non affiliés. Pas même un affranchi ! Ni de Pater ni moindre maître n'eus jamais - Pas même ce cachou que j'aurais pu former ! - Et d'un n'en cherche ni secours ni protection. De commun je ne souffre aucune intersection. La grandeur n'est jamais que momie embaumée ; Je laisse à leurs malheurs tous ces tristes paumés Que tout flair de clébard s'honore de pister, Qui ont besoin de dominer pour exister, Un peu. Lesquels, outre le sang d'autrui, n'auront - Tambouille du futur dans l'auguste chaudron - D'autre trace laissée dans le livre d'Histoire. La chambre, pour ceux-là, n'est qu'un vaste foutoir, Où se brasse le vide en un grand fourre-tout ! Il est bon d'éviter de mêler un peu tout, Car cela sert les intérêts de l'adversaire. Il est encore loin, ce jour anniversaire Où tout homme sera partout dans son jardin Sans avoir à souffrir le rictus des mondains. Les nabots rêvent de s’asseoir dans un empire... En Syldavie règne quelqu'un qu'on ne peut dire Aimable ; il est petit, au sein d'un peuple grand. Il n'est pas le premier dans la lignée des glands. Je dis ne pas aimer ses choix de gouvernance Qui voudrait ses voisins accorder à sa danse Alors que j'apprécie la culture syldave. Son peuple ne voulut qu'un proche soit esclave. Quand l'épaule est petite on aime grande veste Et tout rhume bénin devient la vaste peste Qui pose un caporal tout en haut de la pile. Ne pas tout mélanger, est-ce si difficile ?

©Persona

Poème posté le 20/11/22 par Jim



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 Interprète
Jim



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