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Sidération
par Fregat


J’observe avec sidération la mer… Jamais le vent n’a été si furieux, Le ciel semble un océan à l’envers D’où tomberaient mille sabres affreux. Les goélands sont eux-mêmes en panique, Ne discernant plus de l’onde l’élan Dans ce grand tableau d’un gris métallique Qui gronde et tournoie comme un ouragan. J’aperçois au loin de frêles esquifs Sur leurs crêtes blêmes tentant de fuir, Que des paquets de mer, lourds et massifs, Sans aménité viennent engloutir. Quelques-uns dans l’horreur ont plus de chance Et parviennent à rejoindre le port Où je me trouve, dans la délivrance D’avoir échappé au péril de mort. Sur leurs lèvres tremblantes de fortune Traîne toujours l’adresse à Notre Dame, Les pieds dans le sable, au clair d’une lune Que fouettent encore le reste des lames.



Poème posté le 26/03/20 par Fregat


 Poète
Fregat



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