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Animalité
par Hurlevent


Ô sublime femelle à l’entaille profonde Pays d’origine à l’accueillante embrasure Des oiseaux de proies sont de passage sur ta peau Il n’y a d’oubli qu’en l’emmêlement De tous côtés de tes bras laminaires Il n’y a de repos qu’en tes nus coteaux incendiés L’on te côtoie comme l’on côtoie Un fil d’eau pure étendu dans le matin Et qui emmène près des vergers fleuris Au cœur, de part en part des corps assoiffés Une pluie passagère et traversante Transportant nos âmes à la lisière animale Les herbes tranquilles s’écartent à ton passage Désormais elles battent le pouls De leurs épis prometteurs D’ancestraux instincts quittent leurs aires Ils sont de ces doux murmures primitifs Dont le sillage scintille dans la neige L’on boit à tes lèvres mouillées Les dernières sueurs d’humanité Devant ton corps de flamme ondulante On a la force de la fumée dans l’orage Et l’on croit entendre les lointains messages D’une encyclique envoyée du fond des âges Traverse notre sang ô fraiche haleine sauvage



Poème posté le 26/04/20 par Hurlevent


 Poète
Hurlevent



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