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Selon Jean
par Salus


(I, 1-18) Au commencement, c'était le logos ! Hors du champ, loin de tout, tétaient les Dieux... Et tout était Nature, et tous étaient égaux. Vagissant, les Dieux voyaient, mystérieux, Les papillons des lumières de l'Homme. Alors un prophète a fendu la trame, Et par sa gloire, où s'inscrivait le drame, Nul n'a pu fuir du lourd enfer atone. Or, la Prescience annonçait, nouveaux temps, Lubie et Mensonge ! Et l'Irrévélé, Magique fruit sous les eaux des étangs, Fermentait, tel, mort, le veau non vêlé. Car d'autres nuits promettaient d'autres siècles, Et d'autres maux, et des obscurantismes, La restriction de la pensée en isthmes, Puis des horreurs, sous le joug d'autres aigles... De notre cœur faux, ils étaient nés nus, A notre image, et, fruits d'un arbre tors, Les nouveaux Dieux, sous leur Livre camus, Guettaient le peuple, ostracisant les corps.



Poème posté le 18/06/20 par Salus


 Poète
Salus



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