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Neptune
par Claudel


Près d’un phare brumeux dont le feu vacillait, La colère du vent envoûtait la falaise. Les oiseaux affolés du danger qui planait Près d’un phare brumeux dont le feu vacillait Volaient inconscients en ce mois de juillet. D'une houle amère dans une mer mauvaise Près d’un phare brumeux dont le feu vacillait, La colère du vent envoûtait la falaise. Le faisceau vacillant du rocher embrumé Scrutait dans le brouillard la divine accalmie, Mais un mur d'eau marin freinait tel un damné Le faisceau vacillant du rocher embrumé. Vers l'horizon lointain dans un flux déchaîné Où le vent coléreux insufflait la folie, Le faisceau vacillant du rocher embrumé Scrutait dans le brouillard la divine accalmie. Où la houle était noire et l'océan amer, Un géant émergea d'une fosse abyssale. Par hasard, Neptune, le trident de la mer Où la houle était noire et l'océan amer, Arrêta la tempête et ce fort vent trop fier. Las des reflets d'une eau radieuse et australe Où la houle était noire et l'océan amer, Le géant retourna dans sa fosse abyssale.

Tous droits réservés © Claude Lachapelle / juillet 2020




Poème posté le 02/07/20 par Claudel


 Poète
Claudel



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