Accueil

L’inuktitut
par Claudel


Dans la forêt boréale du Grand Nord, Deux femmes inuites chantent la mort. La lune illumine l’aubade funeste Dans un froid glacé d’Ungava qui moleste. Bras sous bras et nez à nez, yeux dans les yeux, Leur chant de gorge s’envole vers les cieux. La froidure de leur duo monotone Annonce tristement la fin de l’automne. L’enfant mort sur une peau de caribou Ira sous peu joindre le Grand Manitou. Sur la tête des wapitis, une neige Tombe noble, mais triste comme un cortège. Leur chant fait écho dans un igloo voisin Invoquant leur dieu idolâtre et païen. Entends le loup hurler une mélopée ! Vois l’aigle d’or survoler la canopée ! L’esprit de l’enfant, tel un oiseau volant, Plane au-dessus des igloos blancs sous le vent. ᐃᓄᒃᑎᑐᑦ Inuktitut: langue eskimo-aléoute des Inuits.

Tous droits réservés © Claude Lachapelle / août 2020


Poème posté le 11/08/20 par Claudel


 Poète
Claudel



Sa carte de visite Cliquez ici pour accéder à la carte de visite de l'artiste (Sa présentation et l'ensemble des ses créations)





.