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Tango Tristesse
par Rimatouvent


Les jeunes gens cessant leurs danses solitaires De la piste sortirent la musique changeait Ils n’appréciaient pas les rythmes d’antiquaires Le tango c’était vieux et on le négligeait. Pourtant Jeanne et Camille attiraient les regards Perfection légère en un rythme suivi La danse dévoilait la fluidité de l’art On les regardait donc, envieux ou ravi. Tantôt exubérante aux figures coquines Effleurant les rondeurs du sein ou de la hanche La mouvance se fait sensuelle, argentine, Sur cette simple piste à Paris un dimanche. Plus marquée, à pas lents l’andalouse manière Permettait des figures où les corps restent unis La taille aux pressions n’était pas étrangère Le couple front à front se sentait réuni. L’orchestre appréciant la danse bien menée À "la cumparsita» ajouta "el choclo" Mais le couple cessa la volonté freinée Par un essoufflement les torturant de trop. Chargé des souvenirs de danses plus actives Il l’emmena s’asseoir en lui tenant la main À faire son bonheur elle était si active Qu’il voulait pour l’amour d’infinis lendemains. Car même un cœur aimant se doit à la prudence Vieil époux amoureux la danse le grisait Il savait que fragile en limitant la danse Il préservait les forces de celle qu’il aimait. Un moment de bonheur en cette danse fière Dévoilait qu’ils auraient mérité des bravos Mais il faudrait pouvoir faire une marche arrière Comme l’on fait parfois en dansant le tango. L’ombre d’une tristesse aurait pu assombrir Cet amour délicat qui anime leur cœur Le tango est moins vif mais reste ce bonheur Que les ans écoulés ne peuvent amoindrir.



Poème posté le 18/08/20 par Rimatouvent


 Poète
Rimatouvent



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