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Les armes tues
par Jim


Durant quatre ans, gazés, déchirés, enterrés Vivants, et fusillés pour l'exemple ! Toute une Génération prête à courir la fortune Sur la carte d'un trait de l'Histoire est barrée ! Intellos, paysans, ouvriers, vous voilà Dans la même charpie tous mêlés, tous unis ! Vous avez démontré que l'homme est démuni Quand l’orgueil des petits sur votre chair s'abat. Car ils sont tout petits ceux qui se croient des chefs ! Ils ne sont que casseurs, n'ayant aucun génie. Seulement du carnage, ils savent l'harmonie Et du chant de la vie, ils ont perdu les clefs. Quand la chair s'en revient à la glaise, qu'importe Que de Paris ou de Berlin soit le cadavre ! Combien d'ailes brisées ne connurent de havre, Et de gueules cassées que la mitraille emporte, Combien de tous côtés ont été les perdants, Les seuls, les vrais, bien que les armes aient cessé De parler ? Dans un train, le vainqueur abaissait Le vaincu, flagorneur, inconscient, imprudent ! Et les enfants des sacrifiés prendraient leur tour Vingt ans après... Vingt ans... dans le même wagon La revanche, par du crime le parangon, Sera signée. C'est chaque fois même parcours, Quelles que soient les latitudes, longitudes, Et quel que soit le siècle, obéir et mourir, Le gueux ne doit avoir aucun autre désir ; A lui la boue, et aux statues fière attitude !



Poème posté le 06/11/20 par Jim


 Poète
Jim



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