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Canon
par Tifred


Les carreaux de tes lunettes Reflètent ta douceur Des heures durant bleuettes Hurlant ton surnom en rancœur Ton rire percutant Fou comme une mélodie D’un déjà entendu me nouant Face à mes oreilles étourdi Les images content-elle encore ? Sont elles aussi fortes dehors ? Aimerons nous jamais comme avant ? Ou serons-nous des morts-vivants ? Pareil à un canon Dressé comme une érection Poilu dans une tranchée Que je ne saurais départagée Quel plaisir de pouvoir Accueillir dans ton soir Quelque boudoir d’espoir Dans ce nouveau mouroir Si je succombe à ton odeur Tel un animal sans peur Dans tes joues je voudrais me protéger Et ta poitrine me frotter Mais si mon nez Me le permet Pourrais-je enfin comprendre Les règles savantes à apprendre Car si certains fruits sont défendus C’est bien par vertu Plutôt sonne le glas Et que vivent nos trépas



Poème posté le 11/01/21 par Tifred



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