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L'arène
par Arnaud


Au bout d'un long couloir sombre Suintant de peurs ancestrales Se dresse une porte, où des ombres Laissent battre un chœur magistral Des murs de pierres noires et humides Enveloppent tout mon corps Tremblant sous le bruit et le vide Que respire ce funeste décor Le sol, de sable granuleux Enfonce des pointes acérées dans ma chair M'éveillant à ce cauchemar fabuleux Qui m'encercle et me serre La porte, au bois brut et immense Domine de son être mon visage Et impose en ce lieu un silence Digne d'un funeste présage Une clameur traverse ses entrailles Et se pose, lourde, à ma peau Brûlante, telle un feu de paille Infinie dans le plus fort des échos Le cri de la foule frappe mes membres Laissant une terreur pour unique trace Lorsqu'une lumière jaillit couleur ambre Derrière la porte massive qui s'efface La chaleur du soleil m'attire au-dehors Et le jour, aveuglant, éblouit mon regard Tout se fige, brutal, sur le sable en or Et tourne autour de tribunes, qui m'égarent Je suis seul, au sein de l'arène Magnifique, quand une lame me transperce Arrache le sang coulant dans mes veines Et soudain, je le sens, me renverse Je meurs sur le sable chaud Sous les cris de la foule en liesse Je ne me suis jamais senti aussi beau Qu'au terme de ma courte jeunesse



Poème posté le 02/03/21 par Arnaud


 Poète
Arnaud



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