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Avia
par Mona


Il planait dans l’air comme une odeur de fête, Pas celle du quatorze Juillet et des feux d’artifice, Mais plutôt une odeur de lendemain, De celle dont on se souvient. Alors on envoya l’aviation, Via un convoi de bonnes intentions, Réprimant les vagabonds de l’esprit, Ceux qui ne peuvent se soustraire à l’ordre établit. Et les aviateurs eurent la raison pour eux, Car la justice n’est que viager sans mort pour les plus démunis. Et les soi - disant bonnes intentions, Derrière leur masque viabilisé, Trient sur le volet ceux qui n’auraient pas la vision D’un bon aviateur sans raison. Et dans ce climat de bonne perception, Les vaches sont reines et les fourmis travaillent, Sous la terreur des avions de chasse. Les vaches beuglent des discours hypocrites, Et gare à ceux qui leur rappellent leur condition de vaches. Car les aviateurs, dans leurs avions de chasse, Tirent à vue sur les idées fourmillantes D’un peuple bien trop pensant.

-Juin 2020-

Poème posté le 05/06/21 par Mona



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