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Le papegai
par Claudel


(Vers alexandrins à deux césures) Un perroquet jaseur blasphémant de bon cœur Reçut de son public risées et railleries. Jurons, vulgarité, travers et facéties Tenaient lieu à son verbe imagé et moqueur. Burlesque comédie avec hargne et rancœur ! Un jour, un jeune ado gauchiste et écolo, Voyant l’oiseau clamer tant d’obscènes bassesses Aux gentils passants et aux dames patronnesses, Coupa son zizi le rendant moins rigolo. On entendit au loin un vibrant trémolo… Le lendemain matin, perché à sa fenêtre, D’une voix transformée aiguë comme un pinson, Il relança tous ses jurons et sans-façon De belle humeur comme s’il venait de renaître. Puis, l’oiseau roucoula gaiement de tout son être. * Papegai : emprunt à l’ancien occitan papagai, ‘perroquet’.


Tous droits réservés © Claude Lachapelle / septembre 2021


Poème posté le 27/09/21 par Claudel


 Poète
Claudel



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