Accueil

La Morsure
par Hobo


Descendue droit du septentrion, Rôde une tourmente sans âge. Morsure impitoyable, est son nom. C’est elle qui dévore mon visage Le vent de givre mord à ma peau, Brise ma volonté, tue mon esprit, Et l’espoir de te voir à nouveau. Dans son linceul de neige, je suis pris. Des écailles froides voilent mon regard. Je sens que s’échappent mes forces. J’ai sommeil, j’ai mal, au loin je pars. Autour, les loups préparent la noce. Très lentement mes membres gèlent. Bientôt le froid fermera mes yeux. J’ai souvenir de ton corps frêle, Tendre mémoire d’extase et de feu. La tempête achève son œuvre. Je poserai mes mains sur mon cœur. Cela sera pour toi la preuve, Que je t’aime et que je n’ai pas peur. Tu sais, jamais je ne te reviendrai Garderas-tu ta porte close? Toi, tu es tout ce que j’ai aimé. Je ne puis dire autre chose. Quand les oiseaux seront revenus, Si tu le veux, cherche ma trace. Tu trouveras le signe convenu, Une fleur poussée sur une carcasse.

Déjà publié sur se site en 2005

Poème posté le 26/02/08


 Poète
Hobo



Sa carte de visite Cliquez ici pour accéder à la carte de visite de l'artiste (Sa présentation et l'ensemble des ses créations)





.