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Balade
par Jim


Gentil écrivaillon qui sur syntaxe souffres Et qui des mots n'en connais que trois cents Ne te mords pas les doigts ne te fais mauvais sang Ne joues pas à celui qui taquine le gouffre Si tu dis seulement cela que tu ressens En étant spontané et sans faire semblant Tu verras que viendra et léger et dansant Le mot juste avisé sur ta langue tremblant Et pour être inspiré demeure un imbécile Longtemps sans oublier de laisser le savoir A tous ces faux-jetons qui rêvent dans l'Histoire De graver leurs actions et leurs noms inutiles Le poète est celui qui ne coupe le nœud Invité du nuage il ignore les Indes Et d'aucune chronique il ne sera la dinde Il n'est de conquérant brûlant de mille feux On ne voit dans le ciel tous ces soleils discrets Etoiles qui demain danseront à nos yeux On les aura bien vu naître après leurs adieux De puissance elles n'ont conservé les secrets Tu brilles quelque part future nébuleuse Sur la portée du temps comme tous les concerts Des notes de Mendeleiev à tous tu sers Le silence harmonieux des amours radieuses Tu comptes sur tes doigts bafouilles la diphtongue Tu te voudrais parfait en bricolage insigne De tes hésitations aucun azur n'est digne Continue de chercher en te mordant la tongue. On parlera longtemps de ce sot coq errant Qui porte le doux nom d'une bonne salade Il invita les siens à fort grande balade Il ne fit que passer au retour s'en mourant. Poète quotidien donne nous ton potage Et ne t'inquiète pas des trophées galvaudés Toute fortune au fond n'est qu'un vil jeu de dés Aucun discours ne vaut un morceau de fromage.

©Persona

Poème posté le 14/08/22 par Jim


 Poète
Jim



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