Accueil
              
         

Signaler un contenu inaproprié.

THC
par Sebastien


Dans l'herbier de nos déraisons, Cachés parmi les cendres du passé, On trouve nos cœurs sans maison, Loin, à vaguer dans les sillons blessés. Ô baiser, instance divine, Que tu ressembles aux cieux du Soleil ; Que tes amours, toujours malines, Voyagent et piquent comme une abeille. L'amour béant, reste éphémère, Du lien entre les âmes qui s'adorent, Comme un missile qui se perd, Détruit nos desseins ; rien ne nous endort. Ô est-ce la fin ? Le destin ? Bien non ! Uniquement l'ingénuité ! Ce poème est un vrai festin, De luisante et vacillante beauté. C'est l'albatros qui fond dans l'air ; La puissante chimie folle et abstruse De son vol sanglant, et au destin amer, Est faite d'un cœur qui jamais ne s'use. Ô Poésie, reviens à moi, Tu m'échappes dans ta vision d'adobe, J'ai besoin d'éprouver l'émoi De douces consonances qui m'englobent. Cette suave fin de journée, Je la dédie aux grands artistes morts, Bowie, Mercury, tous ceux nés Sous l'étoile de l'art, là où je dors. Ô semence divine, Dieu, Ô puissante sève d'Amazonie, Coule jusqu'à nos cœurs, bien vieux, Et donne-nous la force et l'harmonie. Pour équilibrer tous les maux, En nous, pour contrebalancer nos sorts, On devra écrire les mots, Peser le pour, le contre et faire en sorte. Ô dommage divin, sacri- Fice ! Nous restons là à ta merci ! Que nos âmes soient là en cri, Illumine nos destinées noircies. Imposant et mortel ludisme, Forçat de nos supplices, de nos peines, Toutes ces journées, leur autisme, Ce sont mes inimaginables reines. Ô larme miroitante, frêle, Suintant pendant la nuit profonde et douce ; En désenvoûtement, sans aile, Est le corps qui à peine se courrouce. Diacre perdu, reviens à moi, Pense aux autres, clairsemé dans la jungle, Hissons-les, avant qu'ils se noient Dans la gueule du monde qui nous cingle. Ô parfaite dissonance, Chaos ténébreux, accidents divins, Fait vibrer une folle dance, Qui nous rapprochera tous du ravin. Mes jérémiades en panique, Plaintes dissociatives et sordides, Vaporisent notre lexique, Seul, chancelant dans l'océan perfide. Ô firmament en or, en quartz, Je vénère ta protection, seul Dieu, Et là, affrontons l'anti-quartz, De suite, avant la nuit froide, pardieu. Va, chatoyante, ma pauvre âme, Dans l'entraille burlesque du Cosmos, Parmi le néant et les flammes, Et en signe de paix, dépose un os. Ô sédiment divin, or d'eau, Traverse les algues, tout calmement, Tu portes mon cœur sur ton dos, Sans lui, je mourrai effroyablement. Que l'amour guide nos esprits, À féconder le Temps pour l'avenir, Brisons nos chaînes, c'est le cri, L'appel à la révolution en mire. Ô cataclysme, nuit sanglante, Dont nous sommes tous les enfants terribles, Comme le jour de la nuit ruisselante, À toi, nous rédigerons notre Bible. Que de la Vie reflue la Mort, Pour que l'ordre éternel change à jamais, Notre cœur y perdra le nord, Mais nous aurons le mois de mai. Ô abandon soudain, mort brute ! Je ne sais d'où proviens ta volupté, Cette luxure langoureuse, Je m'en délecte, ce goût velouté. Buvons ! Le vin nouveau ! Du rouge ! Et que pour toujours, nous soyons unis, Réchauffons-nous à l'infrarouge, Pour nous lover dans le parfum d'anis. Ô douleur, à jamais broyée, Par le vice ! Mais la douleur renaît ; Cette maladie sans foyer, Où est-elle ? Mais la douleur renaît. La Beuh brûle tranquillement, La douleur éternelle nous éclipse, Le ciel fait pleuvoir des diamants, La planète Terre forme une ellipse. Ô trinité, abri serein, Chemins aux réalités, précipices, Et tout ce dont à quoi on craint, Frivole et divin crédit, vice ! Notre nouveau monde s'embrase, Les cités voient le firmament en gris, Et puis la Poésie s'écrase, Se piétine, le diable et Dieu en rient. Ô triste monde, déchu, mort, Aux couleurs bizarres, aux hues d'amour, Reviens du ciel, partage l'or, De tes empires, et puis de leurs cours. Caresses divines, fou repos, Redonnez-moi cette vile énergie, Parfaite force du vrai beau, Qui toujours m'échappe par la magie. Ô froideur, ciel gris et plombé, Où les oiseaux du ciel frôlent la grêle, Qui des mains de Dieu est tombée, Suis-moi, ce, avant que tout ne se gèle. Je dérade en ma somnolence, Dieu, pardonne-moi ma bête bêtise, J'ai si froid, j'en perds mes cinq sens ; Ô obscur néant, douce chose exquise, Ô gouffre sans pitié, cruel, Je ne devrais pas tant t'aimer ainsi, Mais ta beauté, si naturelle, Me dégrise le cœur, puis m'éclaircit. Diable ! Jette-moi ton dard sacré ! Et puis que le clair venin coule là, Dans mes veines qu'il reste ancré, Pour me livrer à l'or et l'art d'Allah. Ô céleste amour, languissant, Comme un haillon dans la verte vallée, Dévidant l'écheveau en sang, Verse-moi de quoi tout brûler ! Brûler !



Poème posté le 20/04/24 par Sebastien


 Poète
Sebastien



Sa carte de visite Cliquez ici pour accéder à la carte de visite de l'artiste (Sa présentation et l'ensemble des ses créations)





.