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Poésie libre / Notre-Dame de Liban
              
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Poésie libre / Notre-Dame de Liban

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Notre-Dame de Liban
par Nader Haddad


Belle, ce mot semble être né pour elle, Quand elle danse, libérant son essence telle Un oiseau qui déploie ses ailes pour s’élever, Sous moi, les cèdres du Liban semblent trembler. Mes yeux captifs sous sa robe de bohème, À quoi bon les prières, même à Notre-Dame ? Qui donc Oserait lancer sur elle une pierre amère ? Un tel ne mériterait pas de fouler notre terre. Ô Jesus ! Permets-moi, juste pour une fois, De passer mes doigts dans ses cheveux dorés d'Elle. Belle, serait-ce le diable qui l'a choisie, Pour éloigner mes yeux du divin paradis ? Dans mon cœur a versé ce désir si tenace, Empêchant mon regard de chercher la grâce. Elle porte en elle la trace du péché, La désirer, est-ce un crime à jamais caché ? Celle Qu’on prenait pour une ombre, pour une éphémère, Porte soudain la croix de toute la terre. Ô Notre-Dame, daigne m'accorder une fois, De fouler le jardin secret qu'elle garde pour moi. Belle, le Verbe semble s’incarner pour Elle, Comme Marie en grâce, pure et éternelle. Elle, un ange dans la danse des prières sacrées, Où les archanges eux-mêmes se sentiraient ébranlés. Ses pas révèlent les mystères de la foi, Sous le voile de lumière qui danse avec émoi. Qui donc Peut résister à la tentation de sa vue ? Seul un cœur pur, loin du péché et des vertus perdues. Ô Saint Esprit, guide mes mots à la louer, Pour chanter Elle, Belle, dans un hymne empreint de paix. Belle, sous le charme de ses yeux bleus glacés, La belle demeure-t-elle encore Immaculée ? Ses gestes me dévoilent des merveilles sans pareil, Sous son jupon bleue comme ses yeux. Ma dulcinée, oh laissez-moi être infidèle, Avant de vous avoir juré fidélité à l’autel. Quel Homme pourrait ignorer sa beauté sans égale, Sans craindre de devenir une statue de sel ? Ô Christiane, je ne suis point homme de foi, Mais je viendrai cueillir votre amour, tel un roi. Christiane, que je déciderai nommer Belle, Son allure défie les villes de Tyre et de Carthage, Comme un phare guide les navires à travers l'orage. Elle, dansant parmi les colonnes brisées, Réveille des échos d'anciennes cités rasées. Belle, est-ce par son charme qu’elle fait trembler, Les murs qui ont vu Hannibal et Dido s'embraser ? Dans mon cœur a versé un amour si ancien, Comme les grains de sable sous les pas carthaginois. Elle la magnifique, ou simplement Belle, Porte en elle des mystères, profonds comme ceux de Babel. Qui donc Peut contempler son visage sans songer à l’éternel ? Elle qui rivalise avec les splendeurs de l’orientel. Ô grands dieux de Tyre, entendez mon appel, Laissez-moi une fois naviguer vers son rivage, Explorer le cœur de Christiane, plus vaste que Carthage. Par Nader Haddad



Poème posté le 24/05/24 par Poetnad


 Poète
Nader Haddad



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