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Une minute avec toi
par Mariemorelauteur

Highslide JS
par Mariemorelauteur

Création personnelle


Debout au milieu de ta chambre, je fixe une photo de toi posée sur une étagère. Tu poses, souriant, beau comme jamais ! Je te parle intérieurement, en silence comme celui qui règne dans la pièce. Des années que je m'accorde ce moment en tête à tête avec toi, le soir, pour te retrouver un peu. Certains diraient que c'est insensé de s'adresser à une image, mais moi je ne le pense pas. Il ne s'agit pas de n'importe quelle image. Elle te représente, toi, mon fils. Ce soir, tout n'est pas comme d'habitude. L'atmosphère de ta chambre semble chargée mais... étrangement douce à la fois. Je suis un rien plus bouleversée que les autres jours en te regardant. Mon cœur te crie que tu lui manques, que tu me manques... terriblement ! Mes yeux s'embuent. Ils n'ont jamais cessé de te pleurer. C'est alors que quelque chose d'impensable se produit. Je sens une main aux doigts fins se poser sur mon épaule. Je rêve ? Non, je suis bien éveillée ! Alors je délire ! Non plus ! La légère pression qu'exerce la main m'enlève tout doute. C'est la tienne. J'en mettrais la mienne à couper. Et voilà que je sens aussi, et clairement, ta présence à mes côtés. Ton souffle dans mon cou, ton parfum qui envahit l'espace. Tu es là. La chambre est pleine de toi. Ta chambre ! Tandis que débordante d'une joie inexprimable, je dis ton nom : "Guillaume", à mon oreille ta voix chuchote : "maman". On s'est reconnu. Dans un souffle, dans une voix, dans une présence certaine, on s'est retrouvé ! Quelques minutes ou juste quelques secondes ? Peu importe ! Je vis cet instant délicieux qui balaie tout à coup des jours, des mois, des années d'un chagrin indicible. Dix mètres carrés emplis d'un amour palpable, inconditionnel, enivrant. L'amour entre une mère et son enfant. Puis le parfum embaumant l'espace feutré s'estompe et la main sur mon épaule adoucit peu à peu son étreinte. Le temps qui s'était arrêté reprend son cours. Je tourne ma tête vers la fenêtre. Les plis du rideau de voile blanc se balancent, dansent, puis se figent. Dehors, derrière la vitre, un papillon blanc bat ses ailes en douceur. Tu t'en vas. Tu emportes dans ton sillage, le poids de mes peines, de mes larmes, de la douleur du manque de toi depuis si longtemps. Je regarde ta photo. Mes mots résonnent cette fois : - "Oui, je sais ! La mort n'est pas la fin de tout. Car tout est encore possible. L'amour triomphe toujours. Ces quelques secondes avec toi en sont la preuve indéniable. Je t'aime... infiniment !" Marie Morel Un extrait de mes vécus et ressentis personnel à interpréter selon ses propres convictions.



Poème posté le 05/07/24 par Mariemorelauteur


 Poète ,
 Illustrateur
Mariemorelauteur



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