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Sombrer au quai
par Hobo


J’ai souvenir du nom gravé à ta poupe : Indépendance Tu souhaitais voguer, accoster à la plus blanche étoile. Mais tout au fond de l’angoisse et de l’indifférence, Ton ancre est resté fichée. Inutiles sont tes voiles. Tes matelots autrefois multitude, ont tous désertés. Nul ne peut seul dans les haubans affronter l’inconnu. Vertigineuse est la chute, amère la peur de la liberté. Pour naître à nouveaux, il faut le courage d’être nu. Comme le chien docile qui accepte sa laisse. Arrimée au port, ton étrave jadis vibrante Pourrit, figé là, sans timonier, sans hardiesse, Léchant les plaies d’une révolte décevantes. Naguère, tu allaitais comme cette louve antique. À tes mamelles tes gros enfants sont à jamais repus. Quand le ventre est plein, l’esprit devient anémique Vautré dans le sommeil, l’homme ne rêve plus

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(À ventre plein point de mission)


Poème posté le 22/05/08


 Poète
Hobo



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