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Divorce...
par Dom1


Il y a comme air de rien qui bouscule mappemonde J’ai reçu ton gros mot comme on mange du sable Je suis déboussolé par tes grains de facondes Il y a comme un versant qui explose en arable Si j’étais éprouvé par la vérité des masques Je crierais l’injustice pour la rendre aux façades Je ne peux te blâmer pour ton besoin de frasques Si j’étais fatigué, à présent je suis fade La grenaille se répand comme neige éternelle Le gras de tes promesses accoste sur la lande Et lorsque tes épices se fondent en dentelles Le sol se dérobe sous ma croupe de limande Les jours restent à vomir sans toit ni avalanche Les ciels du souvenir crasseux du romantisme Répandent leurs cafards sur notre page blanche J’ai la force du fiel qui clame ton charisme J’aurais voulu m’épandre jusqu’au bout du chemin J’aurai cru la craie folle jusqu’à la fin des saints Avec dans ma main sèche la laisse de ton chien Avec dans mon silence le bruit de nos matins Rien n’y fait puisque tard, rien n’y fait puisque froid Je m’extirpe en limace et je crispe en fusil Les rochers sont avides du lac aux ronds narquois Tu dors sous mon parvis et j’harangue ton sursis Les douleurs de la fête, celles qui mâchent l’estomac Me reviennent en caresses pour me charger de plomb Il est loin l’estancot où le jour se leva Avec nous dans ses bras et le monde au plafond Les flocons sont fanés et les iris violets J’ai mangé ton paveton et je crache le sang Les crinières de nos cœurs démêlent le sentier J’ai mâché le bonheur, je libère le volcan Maintenant préparons, pendant encore longtemps La phrase clef du planton : divorcé, deux enfant !



Poème posté le 07/06/08


 Poète
Dom1



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