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Vanuatu
par Lau


Ce sont mille brouillons gisant dans la corbeille Alors que mon corps baille, ils s’agitent, couillons, Je les jetai la veille, ils étaient mous, trop longs, Voilà mille aquilons mais aucun qui ne vaille Le plus tendre alizé qui soufflait sur une île, Nous évoquait le Nil et son passé brisé, Il coulait au nihil comme un flot trépassé Mais c’en était assez de ce feu campanile. Quand le zeph à la poupe, à la proue, un sourire Toisait le vent du pire et flairait l’entourloupe Pas même un rameur ne cilla, Nulle trace d’une ire au sein de cette troupe De mots jetés, un groupe ; ils n’avaient rien à dire D’autre que : « Yeah ! C’est Port-Vila ! »



Poème posté le 24/12/23 par Lau


 Poète
Lau



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