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Poésie d'hier / X - Grâce au printemps, la douceur d'eau
Poésie d'hier / X - Grâce au printemps, la douceur d'eau
Poésie d'hier / X - Grâce au printemps, la douceur d'eau

X - Grâce au printemps, la douceur d'eau
par GUILLAUME IX


X - Ab la dolchor del temps novel Ab la dolchor del temps novel Foillo li bosc, e li aucel Chanton chascus en lor lati Segon lo vers del novel chan; Adonc esta ben c'om s'aisi D'acho don hom a plus talan De lai don plus m'es bon e bel Non vei messager ni segel, Per que mos cors non dorm ni ri, Ni no m'aus traire adenan, Tro qe sacha ben de la fi S'el' es aissi com eu deman La nostr' amor vai enaissi Com la branca de l'albespi D'esta sobre l'arbre tremblan, La nuoit, a la ploj' ez al gel, Tro l'endeman, que 'l sols s'espan Per las fveillas verz e 'l ramel Enquer me membra d'un mati Que nos fezem de guerra fi, E que'm donnet un bon tan gran, Sa drudari' e son anel: Enque me lais Dieus viure tan C'aja mas manz soz so mantel! Qu'eu non ai soing d'estraing lati Que 'm pàrta de mon Bon Vezi, Qu'eu sai de paravlas com van Ab un breu sermon que s'espel, Que tal se van d'amor gaban, Nos n'avem la pess' e 'l coutel. X - Grâce au printemps, la douceur d'eau Grâce au printemps, la douceur d'eau Couvre le bois; mais les oiseaux Chantent aux feuilles en leur latin, Ils suivent mon vers du nouveau chant Qu'on se procure de leur destin Que l'homme ait l'âme plus du talent. Mon bon plaisir bel et mollet Fait voir ma lettre non scellée, Cœur, ne t'endorme, joie, ne ris! Je n'ose pas faire mon pas au gré Que je sache ce que je la dis, Elle est telle que je la voudrais. Je vais chez mon amour très digne. Comme de la branche, l'aubépine Tremblait sur l'arbre de mes vers, La pluie unit deux bras jumeaux Cette nuit, car le soleil éclaire Chaque aube des feuilles sur le rameau. Il me souvient de ce matin, Comme à la guerre, conduit la fin. Elle a donné à mon grand corps L'amour fidèle par son anneau Que Dieu me laisse, je vis encore, Que j'aie mes mains sous son manteau. Ma langue sans souci n'a rien, Ne la sépare mon Bon Voisin, Je sais que mes paroles se vantent Des brefs serments comme des cadeaux, Car les amours leur se répandent, Je peux jouir de mon couteau.

La traduction poétique en français d'Alexander Kiriyatskiy http://www.er.uqam.ca/nobel/m310014/GX.htm


Poème posté le 17/11/15 par Rickways


 Poète
GUILLAUME IX



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