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Poésie d'hier / II - Compagnons, je ne peux pas me défendre de quelque émoi
Poésie d'hier / II - Compagnons, je ne peux pas me défendre de quelque émoi
Poésie d'hier / II - Compagnons, je ne peux pas me défendre de quelque émoi

II - Compagnons, je ne peux pas me défendre de quelque émoi
par GUILLAUME IX


II - Compaigno, non piuosc mudar qu'eo no m'effrei Compaigno, non puosc mudar qu'eo no m'effrei De novellas qu'ai auzidas e que vei, Qu'una domna s'es clamada de sos gardadors a mei. E diz que non volo prendere dreit ni lei, Ans la teno esserrada quada trei, Tant l'us no'ill largu’ l'estaca que l'altre plus no la'ill prei. Et aquill fan entre lor aital agrei L'us es compains gens a for mandacarrei, E meno trop major nauza que la mainada del rei. Et eu dic vos, gardador, e vos castei, E sera ben grans folia qui no'm crei: Greu veirez neguna garda que ad oras non sonei. Qu'eu anc non vi nulla domn' ab tan gran fei, Qui no vol prendre son plait o sa mercei, S'om la loigna de proessa que ab malvestatz non plaidei. E si 'l tenez a cartat lo bon conrei, Adoba's d'aquel que troba viron sei Si non pot aver caval... compra palafrei. Non i a negu de vos la'm desautrei: S'om li vedava vi fort per malavei, Non begues enanz de l'aiga que's laisses morir de sei. Chascus beuri'ans de l'aiga que's laisses morir de ssei. II - Compagnons, je ne peux pas me défendre de quelque émoi Compagnons, je ne peux pas me défendre de quelque émoi, Pour les légendes. Et je les entends parce que je les vois: A savoir mieux des gardiens bien violés qu’une dame rappelait moi. Celle-ci dit qu'ils ne voudraient accepter aucun droit de leur loi. Mais alors qu’ils tiennent cette âme enfermée, pour toujours à eux trois, Car l'un la lâche un peu, où d'autant l'autre resserre sa courroie. Tels sont ses fortes souffrances qu'ils lui causent, alors c'est pourquoi, Avec elle, l'un copain est son charmant chevalier très courtois. Ils amènent trop à la meilleure nausée par sa "mission" du roi. Et je dis pour ces gardiens, vous donnez moi ce conseil, je pois Cette même main du bien fou de celui qui dit qu'un peu je crois. Là, trouve une garde telle vide qui ne te sommeille jamais, chaque fois. Dans ma vie, je n'ai jamais vu aucune dame de si grande foi, Si l’on l'éloigne de l'honneur, sa puissance ne perd pas son choix, Car ce corps ne recoure pas vers vos maux artifices en patois. Si l’on lui tient en dehors de tout, que cette bonne denrée la soit, Qu'elle s'arrange pour toujours de celle qu'elle l'ait sous votre bras droit, S'il n'y avait plus de cheval, elle achèterait encore un palefroi. Mais il n'y a déjà aucun qui conteste ceci et je dois La défendre par mon vin fort. En outre, cette maladie boit L'eau, plutôt que de se laisser, fait mourir de l’autre soif parfois. L’on boit l'eau plutôt et se laisse, fait mourir de l’autre soif par moi.

http://www.er.uqam.ca/nobel/m310014/GII.htm La traduction poétique en français d'Alexander Kiriyatskiy

Poème posté le 17/11/15 par Rickways


 Poète
GUILLAUME IX



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