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Poésie d'hier / I - Compagnons, je lirai un vers beau pour vous faire contents
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Poésie d'hier / I - Compagnons, je lirai un vers beau pour vous faire contents

I - Compagnons, je lirai un vers beau pour vous faire contents
par GUILLAUME IX


I - Companho, faray un vers ... convien: Companho, faray un vers ... convien: Et aura 'i mais de foudaz no 'y a de sen, Et er totz mesclatz d'amor e de joy e de joven. E tenguatz lo per vilan qui no l'enten O dins son cor voluntiers (qui) non l'apren; Grev partir si fa d'amor qui la trob'a son talen. Dos cavalhs ai a ma selha ben e gen; Bon son e adreg per armas e valen; Mas n'ls puesc ambos tener que l'us l'autre non cossen. Si ls pogues adomesjar a mon talen, Ja no volgra alhors mudar mon guarnimen, Que miels for' encavalguatz de nuill ome viven. Laüs fo dels montanhiers lo plus corren; Mas aitan fer' estranhez' ha longuamen, Et es tan fers e salvatges que del bailar si defen. L'autre fo noytitz sa jus, part Cofolen, Et anc no'n vis bellazor, mon escien; Aquest non er ja camiatz ni per aur ni per argen. Qu'ie'il doney a son senhor polin payssan; Pero si'm retinc ieu tan de covenen Que s'el lo teni' un an qu'ieu lo tengues mais de cen. Cavilier, datz ni cosselh d'un pessamen! Anc mais no fuy issarratz de cauzimen: Ges non sai ab qual mi tengua de N'Agnes o de N'Arsen. De Gimel ai lo castel el mandamen, E per Niol fauc ergueil a tota gen, C'ambedui me son jurat et pletit per sagramen. I - Compagnons, je lirai un vers beau pour vous faire contents Compagnons, je lirai un vers beau pour vous faire contents, Car ce chant vous dira plus d’hommes en fous que de savants, Où trouvez le pêle-mêle, l'amour, cette belle joie: jeune souvent. Pour un vilain fort, tenez, là, celui qui ne vous comprend Jamais bien. Car, par cœurs des volontiers, je ne l'apprend Pas. Mais ils se séparent de l'amour, selon leurs talents. Parce que, pour ma selle, j'ai deux chevaux qui se voient grands; L'un se dresse au combat. Au contraire tire l'autre vaillant. L'un ne supporte pas l'autre. Ils n'écoutent pas vos gens. Lettres, si je pouvais les dompter, dîtes moi comme? Pour quand Voudrai-je? Mais je ne porterai pas l'équipement, Je serais mieux monté en chevaux qu’un homme non vivant. Entre vos hautes montagnes, l'un coureur aime trop tous les champs, Il est libre, farouche et rétif, car il vit bien longtemps, Ce sauvage courre rapide et se dérobe à l'étrille, se défend. L'autre s'élève au-delà des chemins de Confolens, Vous n'en vîtes pas plus beaux et jolis que mon charmant; Mais celui, je ne le changeais ni pour or, ni pour argent. Lorsque je l'ai enseigné, c'était le poulain paissant. Sur lui, j’ai conservé mon droit d'être l’homme géant. Pour une année, par son maître, je l’ai eu plus de cent. Chevaliers, bien conseillez-moi l’ordre directement! Notre choix ne créait plus à personne tel changement: Les tiens-je auxquels d'Agnès ou d'Arsène? Mais je sens Qu’à Gimel, et j'ai mon riche château comme leur gourmand, Niole me rend fier à tout le monde entier de gens, L'un comme l'autre m'ont engagé leur foi par mes serments.

http://www.er.uqam.ca/nobel/m310014/GI.htm La traduction poétique en français d'Alexander Kiriyatskiy

Poème posté le 17/11/15 par Rickways


 Poète
GUILLAUME IX



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