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Marie
par Tirso


Enfant que je rencontrai loin du pays d’enfance, le jeune arbre a son hiver, l’Orient Noir et le désert, ses Yeux. Disparus les grands Cèdres sous des Libans, disparu le lignage et l’étoile polaire pour elle détachée… Marie, tout irait mieux maintenant. Ce soir, il y a un homme au centre d’un cercle . Les invités, comme un seul Visage rapproché,  le flairent . Regarde comme Il avance vers toi ! Regarde…comme il s’agenouille  pour chanter, avec les mots d’un autre, son coeur ! Et les néons sont trop blancs et les guirlandes de fleurs. Du silence, le frisson mauvais remonte le pelage, la Hyène soulève son masque de Fête et son rire Violet ricoche sur les eaux du Soir. C’était quelque part des échos, les montagnes soufflaient noires et je me méprisais. Et je dis que peut-être, seule dans sa nuit d’adoptée, son pauvre poète murmurant des alcools, elle a pleuré un peu, Marie, les neiges fines de l’Anti-Liban…



Poème posté le 25/04/24 par Tirso



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