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Poésie d'hier / Brise marine
Poésie d'hier / Brise marine
Poésie d'hier / Brise marine

Brise marine
par Stéphane MALLARME


par Oxalys


La chair est triste, hélas ! et j’ai lu tous les livres. Fuir ! là-bas fuir ! Je sens que des oiseaux sont ivres D’être parmi l’écume inconnue et les cieux ! Rien, ni les vieux jardins reflétés par les yeux, Ne retiendra ce cœur qui dans la mer se trempe, Ô nuits ! ni la clarté déserte de ma lampe Sur le vide papier que la blancheur défend, Et ni la jeune femme allaitant son enfant. Je partirai ! Steamer balançant ta mâture, Lève l’ancre pour une exotique nature ! Un Ennui, désolé par les cruels espoirs, Croit encore à l’adieu suprême des mouchoirs ! Et, peut-être, les mâts, invitant les orages, Sont-ils de ceux qu’un vent penche sur les naufrages Perdus, sans mâts, sans mâts, ni fertiles îlots… Mais, ô mon cœur, entends le chant des matelots !

Poésie 1865

Poème posté le 29/06/17 par Oxalys


Informations mp3 : Musique : Camille Saint Saëns – Carnaval des animaux – Aquarium

 Poète
Stéphane MALLARME



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 Interprète
Oxalys



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