Accueil
Poésie libre / Averses provoquées
              
Poésie libre / Averses provoquées
         
Poésie libre / Averses provoquées

Signaler un contenu inaproprié.

Averses provoquées
par PatrickDeschamps


Je me devais de renaître, Seul, des tempêtes, je suis maître, Car je soumets déluges et pluies, En ces nuages que je réduis. L’eau en moi jaillit et retombe, En chaque jours si grisonnant, Le tonnerre des frayeurs me trombe, Me laissant détrempé et frissonnant, Je voyais les feuilles s’abaisser, Du soleil étant las de rayonner, En lumière il les avait bâillonnées, Aux arbres qui voulaient s’affaisser, Les vents apeurés n’osaient souffler, Ils allaient au loin feindre de mourir, J’allais si bas, voulant les nourrir, Qu’ils me fuyaient me voulant essoufflés. Les chevaux pleuraient, la queue basse, Et les juments, des poulains étaient lasses, L’herbe pour eux ne poussait plus, Car leur tendre jeunesse fût révolue. Les bergères égaraient leur brebis, Tous allaient au creux des étables, Avaler la froideur bien blottis, Étranglés de houlettes et sombres fables. Soudainement les oiseaux s’étaient tu, J’écoutais et m’animait d’être têtu, À vouloir écouter les soyeux chants, Aux travers de ces pluvieux champs, Libellules, mouches et abeilles en ma main, Venaient m’offrir un lourd lendemain, Pour leurs nénuphars et frêles ruches, De m’abreuver à même la cruche, Chaque goutte d’eau sur une rivière, Devient création d’artistes de chair, Sillonnant au-delà de la houle, Trempant les pieds meurtris d’une foule, Chaque ruisseau mouille les visages, De ceux qui se veulent aussi sages, D’essuyer les eaux claires qui ruissellent, Sur les joues des muses si belles, Chaque jour où la pluie s’annonce, Je change d’habits et renonce, À écouter les tempêtes me hanter, Et me comble de vous les chanter



Poème posté le 22/05/11


 Poète
PatrickDeschamps



Sa carte de visite Cliquez ici pour accéder à la carte de visite de l'artiste (Sa présentation et l'ensemble des ses créations)





.