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Poésie d'hier / À la mémoire d'une chatte naine que j'avais
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Poésie d'hier / À la mémoire d'une chatte naine que j'avais

À la mémoire d'une chatte naine que j'avais
par Jules LAFORGUE


par Jim


Ô mon beau chat frileux, quand l'automne morose Faisait glapir plus fort les mômes dans les cours, Combien passâmes-nous de ces spleeniques jours À rêver face à face en ma chambre bien close. Lissant ton poil soyeux de ta langue âpre et rose Trop grave pour les jeux d'autrefois et les tours, Lentement tu venais de ton pas de velours Devant moi t'allonger en quelque noble pose. Et je songeais, perdu dans tes prunelles d'or - Il ne soupçonne rien, non, du globe stupide Qui l'emporte avec moi tout au travers du Vide, Rien des Astres lointains, des Dieux ni de la Mort? Pourtant!... quels yeux profonds!... parfois... il m'intimide Saurait-il donc le mot ? - Non, c'est le Sphinx encor.

Poésies complètes - Livre de poche (1970)

Poème posté le 27/03/21 par Jim



 Poète
Jules LAFORGUE



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 Interprète
Jim



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