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Poésie d'hier / XXIII
           
Poésie d'hier / XXIII
       
Poésie d'hier / XXIII

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XXIII
par Guillaume APOLLINAIRE


par Jim


Quatre jour mon amour pas de lettre de toi Le jour n'existe plus le soleil s'est noyé La caserne est changée en maison de l'effroi Et je suis triste ainsi qu'un cheval convoyé Que t'est-il arrivé souffres-tu ma chérie Pleures-tu Tu m'avais bien promis de m'écrire Lance ta lettre obus de ton artillerie Qui doit me redonner la vie et le sourire Huit fois déjà le vaguemestre a répondu « Pas de lettres pour vous » Et j'ai presque pleuré Et je cherche au quartier ce joli chien perdu Que nous vîmes ensemble ô mon cœur adoré En souvenir de toi longtemps je le caresse Je crois qu'il se souvient du jour où nous le vîmes Car il me lèche et me regarde avec tendresse Et c'est le seul ami que je connaisse à Nîmes Sans nouvelles de toi je suis désespéré Que fais-tu Je voudrais une lettre demain Le jour s'est assombri qu'il devienne doré Et tristement ma Lou je te baise la main

Poèmes à Lou - NRF / Poésie / Gallimard

Poème posté le 19/04/23 par Jim



 Poète
Guillaume APOLLINAIRE



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 Interprète
Jim



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