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Poésie d'hier / Messaline
              
Poésie d'hier / Messaline
         
Poésie d'hier / Messaline

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Messaline
par Théodore DE BANVILLE


At Messalina, non alias solutior luxu, adulto auctumno simulacrum vindemiae per domum celebrabat. Urgeri prela, fluere lacus ; et feminae pellibus accinctae assultabant ut sacrificantes vel insanientes Bacchae ; ipsa crine fluxo thyrsum quatiens, juxtaque Silius hedera vinctus, gerere cothurnos, jacere caput, strepente circum procaci choro. Tacite, Annales, liv. XI. Furieuse, et toujours en proie à son tourment, Messaline, que nul festin ne désaltère, Ayant sur son épaule une peau de panthère, Célèbre la vendange avec son jeune amant. Elle serre en ses bras de neige éperdument Silius, et lui dit : « Je voudrais sans mystère Me coucher à tes pieds devant toute la terre ! » Et le vin coule à flots dans le pressoir fumant. Puis, tandis que le chœur danse au bruit de la lyre, La Bacchante déchire et brise en son délire De noirs raisins pourprés, et laissant à dessein Leur sang vermeil couler sur ses belles chaussures, Elle baise le cou du jeune homme et son sein, Et sa bouche affamée y laisse des morsures.

Les Princesses, Alphonse Lemerre, éditeur.

Poème posté le 30/04/23 par Salus


 Poète
Théodore de BANVILLE



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