CCCLV
par Maurice SCEVE
L'Aulbe venant pour nous rendre apparent
Ce que l'obscur des Ténèbres nous cele,
Le feu de nuict, en mon corps transparent,
Rentre en mon cœur couvrant mainte estincelle,
Et quand Vesper, sur terre universelle
Estendre vient son voile tenebreux,
Ma flamme sort de son creux funebreux,
Où est l'abysme à mon cler jour nuisant,
Et derechef reluit le soir umbreux,
Accompagnant le Vermisseau luisant.
DELIE - Ed.: Thierry Bouchard & Yves Prié (1996)
Poème posté le 23/08/23
par Jim