Accueil
Poésie d'hier / Les roseaux du golfe
              
Poésie d'hier / Les roseaux du golfe
         
Poésie d'hier / Les roseaux du golfe

Signaler un contenu inaproprié.

Les roseaux du golfe
par Jean François Victor AICARD


Je sais un bouquet de roseaux Qui dans le golfe, au bord des eaux, Est solitaire ; Mélodieux, frais et serré, Pour moi ce petit bois sacré Garde un mystère. Le joli golfe est peu connu ; Jamais étranger n’est venu Fouler sa grève ; On y va par un sentier creux : C’est un de ces coins d’amoureux Comme on en rêve. Creusés d’antres, de hauts rochers Où pendent des pins accrochés, C’est la falaise ; Au bas, la plage en sable fin Qu’en mourant d’une mort sans fin La vague baise. Là sont mes roseaux, drus et droits ; Vous en verrez en peu d’endroits Si près de l’onde ; Hiver, été, ni jour ni nuit, L’eau qui près d’eux fait un doux bruit Jamais ne gronde. Que ne suis-je aimé ! Dans ce lieu, Chancelant comme un jeune dieu De jeunesse ivre, J’irais, cœur gonflé de désirs, Près des roseaux pleins de soupirs Me sentir vivre ! Quand j’arrive là, j’ai l’espoir A travers les roseaux de voir L’Ondine nue Pour qui le Faune, son amant, Planta dans un désir charmant Cette avenue. Car je crois que là, nuit et jour, Un Satyre implorant d’amour L’Ondine blonde Qui veut l’attirer sous les eaux, Redit sur sa flûte en roseaux L’appel de l’onde.

In Les poèmes de Provence

Poème posté le 15/09/23 par Rickways


 Poète
Jean François Victor AICARD



Sa carte de visite Cliquez ici pour accéder à la carte de visite de l'artiste (Sa présentation et l'ensemble des ses créations)





.