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Poésie d'hier / Je t’adore à l’égal de la voûte nocturne
              
Poésie d'hier / Je t’adore à l’égal de la voûte nocturne
         
Poésie d'hier / Je t’adore à l’égal de la voûte nocturne

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Je t’adore à l’égal de la voûte nocturne
par Charles BAUDELAIRE


XXIV Je t’adore à l’égal de la voûte nocturne, Ô vase de tristesse, ô grande taciturne, Et t’aime d’autant plus, belle, que tu me fuis, Et que tu me parais, ornement de mes nuits, Plus ironiquement accumuler les lieues Qui séparent mes bras des immensités bleues. Je m’avance à l’attaque, et je grimpe aux assauts, Comme après un cadavre un chœur de vermisseaux, Et je chéris, ô bête implacable et cruelle ! Jusqu’à cette froideur par où tu m’es plus belle !

Les fleurs du mal

Poème posté le 26/09/23 par Rickways


 Poète
Charles BAUDELAIRE



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