Accueil
              
         

Sur la lande
par Boetiane


Le vent a bu de la colère, des brus de sorcières. Sur No Man’s Land, passe le souvenir de harpies qui ne s’arrêtent pas. Passe le déhanché de tapis salamandre, volantes houppelandes, comme s’il était un jour, une nuit, de longs chapelets de guirlandes et de cris. Minuit interrompu sous le projecteur braque. Néon joyau citron. Racle le pas de Candide abîmé qui se défarde à l’orée d’une larme aphone, ammoniaque et amère. Mal de mer d’avoir eu trop ou pas assez. Bouche et crâne inversés aux crêtes d’un crépuscule qui détruit l’aube et le singera d’ecchymoses. Depuis son donjon, le mot ne déshiberne pas. Ariel et Caliban dévertébrés, collants, collés ne déshabitent plus. Térébrée à l’armagnac de son propre jus, nourrie aux glaïeuls maigres et fourbus, ne transpire plus que l’âme bègue et déposée d’un ange méconnu.



Poème posté le 08/03/09


 Poète
Boetiane



Sa carte de visite Cliquez ici pour accéder à la carte de visite de l'artiste (Sa présentation et l'ensemble des ses créations)





.