Accueil
Poésie d'hier / Perles rouges
              
Poésie d'hier / Perles rouges
         
Poésie d'hier / Perles rouges

Signaler un contenu inaproprié.

Perles rouges
par Robert de MONTESQUIOU - FEZENSAC


Mes vers ont reflété votre Miroir, ô vasques Dont l’orbe s’arrondit tel qu’un clair bouclier; Vos Glaces, Galerie, où rien n’ose oublier, Et dont le cœur est plein de plumes et de casques. Tous les paniers géants, les justaucorps à basques Dans ce double cristal vont se multiplier; Et des perles en pleurs, des larmes en collier Roulent au bord des yeux, lorsque tombent les masques. En vain le Temps est rude, et le Ciel est changeant; Le grand Louis, qui fut notre Grand Alexandre, Dans le soleil couchant, tous les soirs, vient descendre… Et rougir et pâlir, en l’or, et sur l’argent Que ces rangs, alternés de pourpre et de grisailles, Font, tour à tour, neiger, et saigner, sur Versailles.

Titre éponyme du recueil de 93 sonnets parus en 1899

Poème posté le 30/11/23 par Kerdrel



.