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Poésie d'hier / Sonnet de M. Sully Prudhomme
              
Poésie d'hier / Sonnet de M. Sully Prudhomme
         
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Sonnet de M. Sully Prudhomme
par Sully PRUDHOMME


Au pied du vert laurier, la Muse, un jour, pleurait. Ah ! que ma gloire est loin de sa candide aurore, Quand sur le luth nouveau, le cœur novice encore Cherchait l’écho naïf de son tourment secret ! Qui donc les lui rendra les accords sans apprêt, Les cris jumeaux des siens dans la fibre sonore ? » — Comme un appel sacré, Marceline Valmore, Tu la sentis dans l’ombre exhaler ce regret… Tel un saule épuisé, relique d’un autre âge, Que remue et soudain ranime un vent d’orage, Le grand luth soupira, tout entier palpitant ! Ce long soupir, mouillé d’une larme qui tremble, Ma sœur, c’était ton âme où l’âme humaine entend Vers l’Infini gémir tous les amours ensemble !

in Le Monument de Marceline Desbordes-Valmore (collectif) - Ed. : A. Lemerre

Poème posté le 11/01/24 par Jim



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