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Poésie libre / «Chanson pour Sarah»
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«Chanson pour Sarah»
par Phargous


AU NOM DE LA FOI <br><br> A quelques encablures, du port de Manhattan, Les Hassidim attendent l’arrivée du Messie, Deux cent mille exilés, dans ce monde mutant, Isolés volontaires, exaltent Dieu et prient. C’est prés de Williamsburg, la plus pieuse obédience, Le temps semble arrêté, il y a plus de cinquante ans, On ressent un malaise, d’angoisses hors du temps, C’est le fief des Satmars, de l’Hassidisme courant. Sous vêtements sans forme, les femmes sont cachées, Crânes rasés sous perruques, fabriquées en Nylon, Ici pas de Tchador, aucune féminité, Sourdes, tristes, muettes, pleines de réprobation. Pas de filles dans les rues, elles fuient votre approche, Seuls des petits garçons jouent, en noir, portant Kippa, Anonymes, passifs, et seules les papillotes, Animent leurs visages, sans rires, éclats de voix. Les hommes quant à eux, portent même uniforme, La barbe, papillotes, chapeaux et cafta noirs, Les franges du Thalles, seules animent leurs formes, Arpentant le bitume, pressés, toujours hagards. Leurs doigts portent en leur chair, les marques Téfilines, Exutoires Ex-voto, pour marques de piété, Anonnements mécaniques, en signe d’humilité, Dans la crainte d’un bon Dieu, à chaque seconde greffée. Seule la stricte observance, de « 613 Mitzvots », Peut hâter la venue du Messie qu’on attend, Exilés évoquant, les lavages de cerveau, Dans toutes les Yeshiva, depuis qu’on est enfant. Les femmes sont instruments disciplinés pour l’homme, Verrouillant un système, en répétant sans cesse, Aux enfants dès l’école, pour parfaire le binôme, Que la Loi et la Foi, sont la seule promesse. Grande bénédiction, que d’avoir des enfants, La Loi, toujours la Loi, sans être contrecarrée, A peine trente cinq ans, seize enfants c’est courant, Les femmes doivent subir, sans pouvoir refuser. « Merci, Dieu éternel, de ne pas m’avoir fait femme » Ce que répètent en cœur, les hommes tous les matins, Car chaque mois les femmes, accomplissent « Mikhve » Pour purifier leurs corps, pour subir leur destin. Préserver l’innocence, perpétuer l’ignorance, Comme disent les « Makpid », c’est appliquer la Loi, Protéger les enfants, éviter la violence, Justifier le mensonge, c’est détourner la voie. Oui, vous êtes aveugles et voulez le rester, On s’élève contre vous ; facile, vous répudiez, Vous pouvez Loubavitch par millions dépenser, Paroles en télé, jamais, ne convaincrez ; Sarah.



Poème posté le 08/02/08


 Poète
Phargous



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