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Poésie d'hier / Le Sommeil de Leïlah
           
Poésie d'hier / Le Sommeil de Leïlah
       
Poésie d'hier / Le Sommeil de Leïlah

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Le Sommeil de Leïlah
par Charles Marie René LECONTE DE LISLE


par Jim


Ni bruits d’aile, ni sons d’eau vive, ni murmures ; La cendre du soleil nage sur l’herbe en fleur, Et de son bec furtif le bengali siffleur Boit, comme un sang doré, le jus des mangues mûres. Dans le verger royal où rougissent les mûres, Sous le ciel clair qui brûle et n’a plus de couleur, Leïlah, languissante et rose de chaleur, Clôt ses yeux aux longs cils à l’ombre des ramures. Son front ceint de rubis presse son bras charmant ; L’ambre de son pied nu colore doucement Le treillis emperlé de l’étroite babouche. Elle rit et sommeille et songe au bien-aimé, Telle qu’un fruit de pourpre, ardent et parfumé, Qui rafraîchit le cœur en altérant la bouche.

Poèmes barbares

Poème posté le 10/05/24 par Jim



 Poète
Charles Marie René LECONTE DE LISLE



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 Interprète
Jim



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