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XLV
par Tristan DERÈME


La porte du jardin donne sur la ruelle Et c’est là qu’un beau soir elle est apparue, elle De qui l’amour est clair, comme l’aube et l’azur. Elle m’attend. Le chat s’étire sur le mur. Elle m’attend. C’est le village après le steppe. Son sourire est léger comme une aile de guêpe. Elle m’attend sous la tonnelle de roseaux. Mon cœur est une cage où chantent mille oiseaux. Elle m’attend, elle regarde la pendule. J’arriverai dans la tiédeur du crépuscule, Et quand je la verrai me tendre les deux mains, Les roses de juillet pleuvront sur les chemins.

La Verdure dorée, 1922

Poème posté le 15/06/24 par Messaisons


 Poète
Tristan DERÈME



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