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Dérobade
par Antigone


J’aurais voulu ôter ce manteau gris de cendre Et le jeter ici dans le feu qui flamboie, Redessiner les traits de la Carte du Tendre, Lancer ces javelots dans mon cœur aux abois. Du fond de l’inconnu où mes chagrins se pâment, Je ne vois plus danser l’archet du violon, Il ne me reste plus qu’un triste vague à l’âme Car la mine est cassée au bout de mon crayon. La Muse m’a laissé sa froide incertitude, Sans me donner la main, sans un dernier regard, Ma plume a naufragé dans l’encre des Bermudes Et j’entends, au lointain, comme un Chant du Départ. Dans le silence froid, j’ai perdu la mémoire ; Je ne sais plus très bien ni comment, ni pourquoi L’hiver s’en est venu dédaigneux et narquois… …Et mon reflet s’estompe en l’âme du miroir.



Poème posté le 11/05/09


 Poète
Antigone



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