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Vieillir
par Ma douce


Une lampe moins vive mais un doux contre-jour, un coeur comme une fleur plantée dans de la mousse des désirs qui s’émoussent mais vite se ravivent... Un regard qui se plisse mais toujours dans les yeux un éclair de malice, un regard jamais vieux au centre de l'iris un reste de candeur : celui des jours heureux ... L'ouïe un peu moins fine, les mots qui passent et glissent, une voix hésitante, la peau un peu moins lisse, des mains un peu tremblantes, un ventre un peu moins ferme, mais toujours la promesse des caresses en germe... Que l'amour se réveille sur nos sens en jachère, nous voici repartis à des années lumières ajoutant chaque jour au pays des merveilles, des donjons et des tours des balcons en corbeille et mille éclats de rire aux prismes du soleil... Au vent des souvenirs bercés par les soupirs de nos nuits sans sommeil, ce souffle qui rappelle les grèves et les brises des ailleurs qui s’irisent les rives arc-en-ciel de nos rêves sans prise aux sillages du temps… Consumer chaque jour le feu de nos tendresses et rallumer sans cesse les flammes de nos braises au foyer de nos ans... Vieillir avec autant de plaisirs et d'envies vieillir, rester amants jusqu'au bout de la nuit jusqu'au bout de la vie…

Faire de la vieillesse un atout, et non un handicap. Ma douce.

Poème posté le 20/07/09


 Poète
Ma douce



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